k9s : l'UX qui fait aimer Kubernetes, au prix de l'amnésie kubectl

k9s est un excellent TUI Kubernetes. Quand je l’ai découvert, j’ai eu l’impression de passer du terminal IBM 3270 à un OS graphique. Tu navigues dans les pods avec ↑↓, tu filtres avec /, tu lances des commandes avec :. Plus besoin de taper kubectl get pods -n machin -o wide | grep bidule. Mais il y a un prix : tu oublies kubectl. Vite. Très vite. Ce que k9s fait mieux que kubectl Navigation : :pods → liste des pods → Enter sur un pod → logs. 3 touches au lieu de kubectl get pods -n X && kubectl logs -n X pod/Y. Filtrage : /error filtre en temps réel. Ctrl+A pour désactiver. C’est grep intégré, réactif à chaque frappe. Actions : d pour décrire, s pour shell, l pour logs, y pour YAML. Tout le monde a les mêmes raccourcis — pas besoin d’apprendre les flags. Nodes : :nodes → tu vois l’état des nœuds, les pods par nœud, les ressources utilisées. En une vue. kubectl describe node × 10 nœuds, c’est 10 commandes. k9s = une vue. Le revers Après 3 mois de k9s intensif, j’ai réalisé que j’étais incapable d’écrire un kubectl get pods --sort-by=.status.startTime sans Google. k9s m’a rendu plus rapide au quotidien mais plus dépendant d’un outil qui n’est pas installé partout. ...